Je m’appelle Martin J. Lindt. J’écris pour le théâtre.

Depuis plus de trente ans, mes textes naissent avec une conviction simple : une pièce n’existe véritablement que lorsqu’elle rencontre des acteurs, un espace et un public.

J’ai écrit plus de vingt pièces, toutes confrontées à la scène. Comédies, drames, récits historiques, formes plus intimes : les genres changent, mais je reviens souvent aux mêmes territoires — les relations humaines, le couple, la famille, l’amitié, le désir, la mémoire, le mensonge et cette part de nous-mêmes que nous préférons parfois ne pas regarder.

J’aime les personnages qui ne sont ni tout à fait innocents ni tout à fait coupables. Ceux qui se débattent avec leurs contradictions, se trompent, mentent, aiment mal, espèrent encore. J’aime les situations où le rire peut surgir au bord du drame et où une phrase apparemment légère révèle soudain autre chose.

Mon écriture vient aussi de la scène. Mon travail de metteur en scène, de comédien et de directeur d’acteurs m’a appris à entendre un dialogue avant de le lire, à chercher ce qui se joue derrière les mots et à considérer le silence comme faisant pleinement partie du texte.

Je ne cherche pas à inventer un théâtre qui n’aurait jamais existé. Je cherche à écrire des histoires suffisamment justes, vivantes et théâtrales pour que des acteurs aient envie de les défendre et que des spectateurs aient envie de les suivre.

Et, si possible, qu’il leur en reste quelque chose une fois les lumières rallumées.